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dimanche 7 mars 2010

Le droit au Kebab

Après de longues semaines d’absence, me voici de retour! Je ne suis pas resté inactif, puisque j’écris pour le Lausanne Bondy Blog depuis septembre. Je vous encourage à aller y jeter un œil, vous pourrez me lire sur des sujets aussi variés que le Suisse romand, l’addiction aux jeux en ligne, la votation anti-minarets ou les librairies BD à Lausannne.

Aujourd’hui, je veux vous entretenir d’une particularité assez contraignante de la vie en Suisse : les heures d’ouverture des magasins. Quelques semaines après mon arrivée, je me suis retrouvé un samedi devant la porte fermée du Casino… il était 18h15. Cela m’arrive une deuxième, puis une troisième fois, ce qui m’énerve passablement. Après une rapide enquête, j’apprends que je dois m’estimer heureux d’une fermeture à 18h le samedi, car il y a quelques années encore à Lausanne, les grandes surfaces fermaient à 17h.

En semaine, si vous voulez vous approvisionner chez la mère nourricière, la Migros, vous devrez être présent avant 19h, auquel cas vous passerez votre soirée le ventre vide. Il vous reste alors l’option de passer à un magasin de quartier comme une Coop Pronto ; le choix est moindre et les prix sont surtout plus élevés. Ne fondez cependant pas tous vos espoirs dessus : ils ferment tôt également, à 21h ou 22h.

À titre de comparaison, les Colruyts de Belgique sont ouverts jusque 20h, semaine comme samedi. Et lorsque j’habitais en Suède, j’avais un supermarché ouvert 7 jours sur 7 jusque 22h ! J’ai ainsi découvert les courses le dimanche soir, petite révolution.

En Suisse, il faut s’organiser. Pas question de compter faire ses courses à la dernière minute, par exemple aller chercher les aliments qui vous manquent le samedi soir juste avant que les invités n’arrivent… Ceci vaut également pour la restauration : passé une certaine heure, abandonnez tout espoir de trouver une échoppe ouverte pour vous sustenter. En semaine, la plupart des Kebab lausannois ferment à 21h… Le vendredi et samedi soir, certains ont l’audace de rester ouvert jusque 22h ! Miracle ! Passé cette heure, les lausannois ont deux choix : le MacDo de Saint-Laurent et la brasserie du Château.


En Belgique, il est aisé de trouver une friterie ouverte jusque minuit, et un Kebab jusque 2h du matin un samedi. Et si vous avez toujours faim, vous pourrez toujours aller chercher un paquet de chips au paki (ndlr, night shop, généralement tenus par des pakistanais) du coin, ouvert toute la nuit.


Voilà bien une tyrannie ! Comment les villes osent-elles édicter des règlements si contraignants ? Oui, il faut préciser que ces heures de fermeture sont obligatoires pour les restaurateurs. Je sais que les Suisses mangent tôt, mais tout de même… J’estime que pour les habitants des villes, au 21ème siècle, le Kebab est plus qu’un service ; c’est un droit. Il fait partie des choses auxquelles un urbain peut raisonnablement avoir droit, jusqu’à une heure tardive ; cela en compensation de nombreuses nuisances atmosphériques, sonores, visuelles auxquelles il est exposé quotidiennement.

La Suisse conservatrice avec son taux élevé de femmes au foyer explique en partie cet état. Inutile de laisser les supermarchés ouvert tard, puisque madame est supposée faire les achats en journée, tandis que monsieur travaille. Et quand à de la petite restauration rapide, pas question de les ouvrir tard, madame est supposée avoir fait à manger pour monsieur lorsqu’il revient du travail. Le manque généralisé de garderies va dans le même sens (il faut savoir que dans certains cantons de Suisses, le droit de vote des femmes a été accordé en 1990).
Ces heures de fermetures ne sont pas uniquement liées à des règlements, mais également au fait que nos amis les Suisses mangent tôt. Il ne doit probablement pas être très rentable pour un Kebab d’être ouvert après 22h, vu le nombre de personnes que l’on peut croiser en rue.

Toute cette réflexion suscite en moi un tiraillement énorme. D’un côté, une ville ouverte en continu, 24h sur 24, sans rythme, n’est pas souhaitable. Des magasins ouverts plus tard, c’est plus de consommation, et des vendeurs qui ont des horaires encore plus impossibles qu’aujourd’hui. De l’autre côté… j’ai droit au Kebab ! Je veux me battre pour cette liberté fondamentale ! Lève-toi mon frère et rejoins ma cause !

dimanche 25 octobre 2009

Trottinette et viande de cheval, triple bise et vol à la tire


Aujourd'hui, je voudrais vous soumettre une petite compilation de particularités helvétiques. Même si je m'y suis progressivement habitué, elles demeurent intriguantes pour l'étranger que je suis.

- la trottinette : en Suisse, il s'agit d'un moyen de transport utilisé par des adultes, et pas seulement un jouet destiné aux enfants ou un loisir pour les fans de sports de glisse. Il est ainsi courant de voir à Lausanne des personnes qui se déplacent en trottinette dans la ville. Mon colocataire, par exemple, se déplace régulièrement de la sorte. Par rapport à la marche à pied, cela permet un gain de temps, et l'objet n'est pas très encombrant. Je n'ai pas encore aperçu de cadre supérieur en costume cravate allant travailler en trottinette, mais j'attends mon heure.

- la viande de cheval : fait étrange, on mange beaucoup de viande de cheval en Suisse. On pourra trouver facilement un steak de cheval au restaurant, et il est courant de voir des "boucheries chevalines". Je n'ai personnellement jamais mangé de viande de cheval, dans ma tête cela fait un peu animal domestique, c'est comme si je mangeais mon chat... bizarre docteur?

- la triple bise : se dire bonjour, voilà quelque chose d'extrêmement culturel, rien de neuf sous le soleil. On connaissait la bise unique des belges, la double bise des français, les embrassades des nord-américains, le baiser sur la bouche des russes, le salut chinois avec les mains jointes ; voici la triple bise suisse. Elle n'est pas facile à attraper et demande un peu de coordination de la part des deux protagonistes. Personnellement, j'ai du mal à savoir si l'on peut parler entre les bises. Par exemple, la première fois que je recontre quelqu'un, ça donne : salut-smoutch-Etienne-smoutch-smoutch-enchanté.

J'ai opté pour le placement du prénom entre la première et la deuxième bise, mais je suis ouvert à toute proposition alternative.

- les objets trouvés : le rapport du Suisse à la propriété d'autrui est assez exemplaire. Si d'aventure vous perdiez quelque chose à Lausanne, ne désespérez pas. Retournez à l'endroit où vous pensez avoir perdu l'objet et souriez, car bien souvent, vous verrez cela.

Je me suis longtemps interrogé sur la signification de ces gants, écharpes voire même trousseaux de clés (sic!) placés en évidence à un arrêt de bus ou sur un banc public. L'explication est simple : les personnes qui les trouvent les ramassent afin que les distraits concernés puissent les récupérer! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c'est assez nouveau..

D'une manière générale, il me semble que les Suisses sont plus respectueux des affaires d'autrui (et moins voleurs) que d'autres peuples. Simplement une question de niveau de vie? Quand on a les moyens de payer une piscine on ne va pas voler le vélo de son voisin? Ce respect n'est toutefois pas sans limite ; si vous laissez traîner votre portefeuille en rue, vous le retrouverez probablement plus léger.

Ainsi dressé, le tableau semble idyllique, mais il y a quand même un petit effet pervers : celui de s'habituer à cette sécurité. En effet, si vous allez visiter d'autres contrées plus "hostiles" (Barcelone, par exemple), vous vous rappelerez bien vite que ce n'est qu'en Suisse qu'on vole peu - et qu'ailleurs, il faut vigilance garder... à bon entendeur!

lundi 21 septembre 2009

Back in town

Bien le bonjour!

Voici que Chroniques Helvétiques reprend du service, après une hibernation estivale de plusieurs semaines... J'ai profité de l'été pour retourner en Belgique, d'où le silence prolongé.

À l'entame de ma deuxième année à Lausanne, l'aventure de ce blog continue, dans la continuité mais également la nouveauté. Je vais continuer à décrypter cette Suisse romande qui m'entoure, et à vous communiquer mes humbles constatations/interrogations/interprétations, et autres trucs en -tion. Je vais peut-être aussi utiliser l'espace du blog pour décrire un voyage que j'ai effectué, mais qui n'a rien à voir avec la Suisse... Mystère pour l'instant. Chronique, oui, helvétique, pas vraiment. Je m'accorderai donc une petite entorse à ma ligne éditoriale (wah l'autre). Et enfin, je publierai des articles que j'écris pour le Lausanne Bondy Blog.


Le Lausanne Bondy Blog est un projet de journalisme sur Lausanne qui en est à sa deuxième année. Il fait partie d'un réseau de blogs (Neuilly, Marseille, Dakar, Lyon,...) tous issus d'un blog qui date de 2005 : le Bondy Blog. Ce blog a été créé par des journalistes suisses (l'Hebdo) lors des émeutes dans les banlieues françaises. Son ambition était de donner à voir les cités d'une autre manière, en réalisant une véritable immersion sur place. Par la suite, ce sont les acteurs-mêmes de Bondy qui ont pris possession du média pour poursuivre les débats enclenchés et en lancer d'autres.

Le Lausanne Bondy Blog a une démarche proche de son grand-frère, à savoir donner la parole à des personnes qui ne sont pas nécessairement des journalistes professionnels, mais qui peuvent décrire Lausanne de l'intérieur, avec un point de vue différent. Le contenu, par contre, est plus large que le thème des banlieues, puisque cette problématique est quasi inexistante en Suisse.

Je vous invite donc à aller jeter un coup d'oeil, et à mettre le site dans vos favoris ! Une vingtaine de chroniqueurs se relayent pour vous montrer la cité vaudoise sous toutes ses facettes. Ce boulot d'écriture sera assez absorbant, peut-être que le rythme jusqu'ici soutenu de Chroniques Helvétiques ralentira quelque peu.. mais si je vous manque, vous savez où me trouver !

Sur ce, chers lecteurs, je vous souhaite une bonne semaine ! Et je vous agrémente d'une petite photo prise à Chauderon de bon matin. Cela sent bon.. l'eau.
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mercredi 24 juin 2009

Je consomme, donc j'ai le look (coco)

Arriver dans un nouveau pays, c'est nécessairement être confronté à de nouvelles enseignes. Il est où mon Colruyt, je ne le trouve plus, je suis perdu... En Suisse, je n'ai pas vu de Delhaize, de Carrefour, d'Aldi, de Lidl. Par contre, j'ai vu des Migros et des Coop (partout partout), des Denner, des Manor.

Il y aurait beaucoup à dire sur les deux géants du marché de l'alimentaire en Suisse, Migros et Coop. On apprendrait ainsi que la Migros ne vend pas d'alcool, traduisant la philosophie de son fondateur ; on découvrirait que la Coop était à la base une coopérative, apparemment un modèle du genre. Ce qui m'intrigue personnellement, c'est la position de monopole que les deux enseignes ont ; elles sont présentes partout, et la concurrence semble absente. C'est comme si, en Suisse, le nombre de chaînes de supermarchés était inversement proportionnel au nombre de banques...

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de Manor. Il s'agit d'une chaîne qui vend des vêtements, des meubles, de la papeterie, de la nourriture, des couettes, des rideaux, des bijoux, du parfum, des cotons-tiges, des jouets, des actions Fortis,... bref, de tout. À Lausanne, dans le grand Manor qui fait sept étages, il y a en plus au sous-sol un Manor Food, qui propose tous les bons produits que la Migros ou la Coop proposent, mais en mieux achalandé et servi par des stewards plus beaux. Les oeufs sont ainsi disposés sur un lit de vraie fausse paille dans un panier, on a le sentiment que les poules sont venues les pondre dans le magasin pendant la nuit, c'est magique.

Au centre de ce monde idyllique, il y a un slogan :


Je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec un autre slogan, d'une chaîne belge de distribution, Delhaize :


Et je dois dire que maintenant, je suis rassuré. Avant, en Belgique, je n'étais pas bien, j'étais hésitant. Je ne savais pas quoi faire de ma vie, je ne savais pas quoi manger, quels produits acheter. J'étais engoncé dans les conventions sociales, tétanisé par les attentes que la famille, les amis, les profs avaient vis-à-vis de moi. Je voulais m'en défaire et m'affirmer, mais je n'y arrivais pas. Cela minait mon existence. Je me réveillais en sursaut pendant la nuit, en sueur, en doutant profondément des choix que j'avais à poser. J'errais dans les rues, perdu, à la recherche d'un sens.

Et puis, un jour, je suis rentré dans un Delhaize, et là, ce fut le choc. Cette phrase, affichée en grand, cette injonction : "Vivez comme vous voulez". Dès cet instant, j'ai su que je ne serais plus le même. Ma vision du monde a basculé, je me suis senti libéré d'un poids. Avant, on me disait : "fais ci", "va là", "apprends ci", "ne dis pas ça". Là, pour la première fois, quelqu'un m'enjoignait de penser par moi-même et à faire ce que bon me semblait. Une révolution copernicienne, ni plus ni moins.

J'ai fait ni une, ni deux : je me suis précipité dans les rayons et je me suis acheté deux boîtes de Mélo-cakes, que j'ai goulûment englouties sur le parking devant le magasin. Un vieux rêve d'enfant.

J'étais alors un homme heureux, épanoui, qui avait la chance de pouvoir déployer son mode de vie sans entrave, grâce à toutes les bonnes choses que propose Delhaize.

Puis je suis arrivé en Suisse. Et là, je suis retombé dans les affres de l'incertitude. Disparus, les Delhaize! Il m'était impossible de vivre comme je voulais!

J'étais au plus mal. L'âme en peine, je me morfondais à la Migros ou la Coop. J'avais le sentiment d'être redevenu fade et commun.

C'est à ce moment-là que j'ai eu la deuxième révélation de ma vie. Je suis entré par hasard dans le Manor, et j'ai vu le Slogan. "Donnons du style à la vie"... oui! C'est cela même! Quelle classe, quel look j'ai, en achetant mes kiwis chez Manor! Un vrai caïd, vous devriez me voir. Maintenant je me trimbale dans la rue, le pas assuré, le visage haut, sûr d'être cool. Aucune comparaison avec la morne existence que je menais précédemment! Pfiu! Maintenant je peux le dire, je n'avais aucun goût à l'époque.

Aujourd'hui, je veux remercier Delhaize et Manor. Par deux fois, vous m'avez tendu la main alors que j'étais à un moment creux de ma vie, et vous m'avez relevé. Recevez ici toute ma reconnaissance. Alléluia! Chantons mes frères, chantons les louanges! ALLELUIA!!
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dimanche 7 juin 2009

La petite fille qui batifolait dans les montagnes

Quand on explique à ses proches que l'on vit en Suisse, cela exhume assez naturellement des images-clichés... on parlera des vaches Milka, du yodle, des banques, de la lenteur suuuuisse, etc.

Dans les représentations que l'on se fait de la Suisse, il y a aussi la-petite-fille-qui-batifolait-dans-les-montagnes. Mais si, vous savez, celle qui se roule dans les fleurs avec un grand sourire, accompagnée d'un chien ou d'un cabri, et qui habite dans un joli chalet!

Chacun a la sienne... il y a Heidi et Annette (que j'aime tout particulièrement).

Ne sont-elles pas mignonnes, nos petites héroïnes qui s'esbaudissent dans les hauteurs? Mais Dieu qu'elles se ressemblent! Annette aurait-elle copié Heidi? L'hypothèse est lancée...

lundi 13 avril 2009

With a little help from my blog-mates

Ceci est un message de détresse. Il s'adresse aux personnes versées en informatique et en particulier à la communauté des bloggeurs qui consulte mon blog de temps à autre.

La curiosité est un sentiment humain. Je ne dois donc pas me sentir coupable de l'éprouver. En fait... je suis curieux de savoir combien de personnes consultent mon blog. Voilà, un compteur, des statistiques, c'est ça que je veux.

J'ai trouvé un service gratuit (Xiti) qui nécessite que je trifouille dans l'html de mon blog. J'ai trouvé le code html, mais je n'arrive pas à ajouter les quelques lignes supplémentaires pour faire fonctionner le compteur (il me demande le nom de la page sur laquelle le logo du dit service va s'afficher, mais je ne sais pas quoi mettre).

Voici ma requête : avez-vous un compteur sur votre blogspot (ou autre), avez-vous été confrontés au même problème que moi, et si oui, comment l'avez-vous résolu?

Merci d'avance pour votre coup de pouce !

jeudi 26 mars 2009

Entre-deux

Je suis ravi de voir que mes articles de vocabulaire/prononciation suscitent autant d'intérêt! J'ai encore pas mal d'observations de la même veine à partager, il y aura donc d'autres articles à suivre... Pour ceux qui veulent rester dans ces questions linguistiques, je vous propose deux liens, empruntés à des collègues-blogueurs.

1) un test de langue : parlez-vous le suisse? Cela permettra de mesurer votre connaissance du français tel qu'il est parlé par les suisses romands. Je m'en suis tiré avec un 15/20, correspondant à la catégorie "Vous êtes Suisse, ou bien?". Comme dans tout questionnaire à choix multiple, avec un petit peu de bon sens, vous pouvez facilement atteindre la moitié. N'hésitez pas à me transmettre en commentaire le résultat de votre évaluation!

2) un sketch sur le vocabulaire, la géographie et les suisses allemands, la leçon de géographie de Marie-Thérèse Porchet. Comme ça, ça ne vous dit rien, mais vous reconnaîtrez peut-être ce personnage créé et interprété par le comédien Joseph Gorgoni, suisse romand de son état.

En attendant de réouvrir le chapitre vocabulaire, retournons à nos découvertes géographiques, avec, au programme, une escapade à Lucerne et à Zürich ainsi qu'une visite du Lavaux entre neige et soleil. Chouette alors!

lundi 9 mars 2009

A tribute to Improkot

L'année passée, je vivais là :



Ce fut une année formidable.

Notons que
1) ce n'est pas ironique ;
2) la photo est prise un lendemain de veille et, non maman, ce n'est pas toujours dans cet état-là.

[fin du remember nostalgique]

dimanche 30 novembre 2008

Week-end culturel

Le week-end passé fut placé sous le signe de la musique.

Le vendredi, je suis allé voir La Traviata, la grande, célèbre et magnifique Traviata de Verdi à l'Opéra de Lausanne. C'était très beau. Pas si long que ça, un peu plus de deux heures pour les trois actes (sans compter le temps des deux entractes). Plusieurs airs sont bien connus du grand public, dont le Choeur des Bohémiennes du deuxième acte (qui a été utilisé récemment dans une pub je pense).

Je ne puis vous montrer qu'une photo de la scène lors de l'entracte, car il était interdit d'en prendre durant le spectacle. Et en Suisse, on ne badine pas avec les règles. Non mais.


Changement de décor, le lendemain au soir, je prends le train pour Nyon, une ville située entre Lausanne et Genève, pour aller voir les Girls In Hawaii. La salle, l'Usine à Gaz, n'était pas très grande mais très sympa. Je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir les Girls... je les avais déjà vus plusieurs fois en Belgique lors de leur premier album. Je n'avais rien écouté du nouvel album. Et bien... ça valait le déplacement!

Ils ont toujours cette mise en scène assez efficace, avec écrans et lampes de chevets. Mais l'ambiance n'était pas que "pop_soft_sirupeuse_feutrée_on_aime_tous_les_abeilles", loin de là. Plusieurs morceaux bougeaient bien, dont Road To Luna, un nouveau, dont vous avez la vidéo ci-dessous. En fait, ils ont alterné nouveaux et anciens morceaux, ce qui tenait le public en haleine. Au final, ils ont joué 20 minutes supplémentaires suite au rappel qu'on leur a fait!

La magie du blog, c'est de pouvoir y mettre des vidéos également! Voici donc l'ouverture du concert avec The Fog.



Voilà le morceau dont je vous parlais, Road To Luna. On remarquera un léger accent wallon dans la présentation qui le précède.



Pour terminer, nous avons eu droit à Organeum en version sans batterie mais avec contrebasse et choeurs. Splendide. Je n'arrive pas mettre la vidéo sur le blog (mystères de l'informatique...), je vous mets donc le lien pour voir la vidéo sur Youtube : Organeum.

dimanche 23 novembre 2008

Fresque

Lausanne n'est pas une ville qui est taggée sur ses moindres surfaces planes, poteaux, abribus, etc. Il semble par contre qu'il existe une tradition de réaliser des fresques dans les passages souterrains (qui sont nombreux).

Je ferai peut-être un jour un safari urbain sur le thème des graffitis lausannois, armé de mon appareil photo, et je vous proposerai alors un post montrant les plus belles réalisations. Pour l'heure, voici la fresque situé devant l'entrée de la FNAC (à mon avis c'est une commande).

Il est marrant, en scrutant attentivement, de "comprendre" des formes ou des personnages que l'on n'avait pas vus au premier coup.

Pour ma part, je trouve que le mix entre Marylin Monroe et le chat d'Alice au Pays des Merveilles est assez bien réussi.

dimanche 2 novembre 2008

Bulletin météo

Bon à savoir : la première neige est arrivée ici! Par première neige, j'entends première grosse neige, qui tombe en vallée et pas à 1000 mètres et plus (on en Suisse, cette précision est pertinente). C'est arrivé cette semaine, disons autour du 30 octobre. Lausanne a été peu touchée, mais si on grimpe dans le haut de la ville, c'est visible, comme en témoigne cette photo.



Il faut savoir que la Suisse alémanique a été la plus touchée, avec un demi-mètre par endroit, routes bloquées, trains partiellement à l'arrêt... précisons toutefois qu'il s'agit d'un record météorologique (première fois que la neige tombe si tôt).

Au niveau du timing, c'est marrant, car il y a deux ans jour pour jour, la première neige tombait de la même manière en Suède, sous mes yeux ébahis...

Cela reste un dépaysement pour le petit belge que je suis.

Sinon, il fait quel temps chez vous?

jeudi 30 octobre 2008

Mon appart

Je parle, je parle, mais avec tout ça, je ne vous ai pas encore présenté mon appart!! Alors voilà.

Bon, il est un peu petit, mais du balcon j'ai une belle vue. Et ce que j'aime bien, c'est que la verdure n'est pas loin. Je le partage avec mon coloc.


Bon, c'est vrai qu'il est pas très causant. Mais il est de bonne compagnie et il fait bien sa vaisselle.

mercredi 15 octobre 2008

Intermède


Photo prise de la fenêtre de mon appart... cherchez l'erreur.

mardi 14 octobre 2008

commentaires?

Comme Bolo me l'a fait si justement remarquer, il n'était pas possible de poster des commentaires sur mon cher blog sans s'inscrire à quelque chose de douteux et sûrement d'envoyer des informations personnelles à la CIA.

Conscient que cela peut freiner l'entrain de plus d'une personne (moi le premier), je me suis penché sur le problème et j'ai résolu la question!

Désormais, n'importe quel quidam, même s'il n'a pas sa carte du Parti, peut se laisser aller à des envolées lyriques pour commenter mes posts... jusqu'ici, vous aviez une excuse pour vous retenir, mais maintenant je serai impitoyable!! Que pleuvent les commentaires!

Et cela doit bien sûr être rétroactif : tous les commentaires que mes précédents posts vous ont inspirés doivent être intégralement formulés!

À vos doigts les poteaux, faites-moi vivre ce blog:)

mardi 7 octobre 2008

Parenthèse

Retour en arrière : Namur, rue Godefroid, dimanche 21 septembre 2008, 10h00 (Fêtes de Wallonie).


C'est vrai que finalement, on n'y pense pas assez souvent. Je ne sais pas s'il y a une crise du logement étudiant sur Namur, le cas échéant, voilà la solution. C'est tout simple!

mardi 26 août 2008

Un quoi?

Bonjour à tous, installez-vous, mettez-vous à l'aise...

Je vous souhaite la bienvenue sur mon bb.. mon bbb.. bbbl... .. .. bbbl-og. Ouf je l'ai dit. Eh oui, entraîné par un mouvement irrrrésistible, je rentre moi aussi de plain-pied dans la blogosphère! On n'échappe pas à son destin.

Quel est le but de cette chose? Partager mon expérience helvétique (siii). Cela reste un moyen facile de montrer des photos et de décrire quelques épisodes représentatifs des quelques semaines que je passe ici. Ce sera également un lieu d'instruction, dans lequel j'essaierai de vous familiariser avec les particularités de la société suisse, objectif ambitieux s'il en est. Disons plutôt avec les aspects qui me semblent sympathiques en tant que... sociologue wallon?

Mise en garde préliminaire : le but n'est pas d'être exhaustif. Je ne vais pas publier toutes les photos que je prends ni vous raconter toutes les anecdotes, du style "la_première_fois_où_je_suis_allé_au_supermarché" ("ohlala, on ne trouve pas les mêmes choses que chez nous!") ou "la_fois_où_dans_le_train_j'ai_entendu_parler_un_homme_avec_un_accent_suisse".

Aussi, l'ordre chronologique ne sera pas nécessairement respecté, il y aura des retours en arrière, ce sera un peu éclaté.

Oh et puis mince, vous verrez bien.